Comment fonctionne Google Ads
Google Ads, c'est la publicité de Google. Vos annonces apparaissent en haut des résultats, marquées « Sponsorisé », quand quelqu'un tape une recherche que vous avez choisie : « plombier urgence Mulhouse », par exemple.
Le principe le plus courant est le coût par clic :
- vous ne payez que lorsque quelqu'un clique sur votre annonce ;
- vous fixez un montant maximum par clic ;
- Google organise une enchère entre les annonceurs, et le prix réellement payé est souvent inférieur à votre maximum.
Peu d'entreprises s'y mettent. Dans l'étude Afnic relayée par France Num, 71 % des TPE et PME ne font aucune publicité en ligne, et seules 8 % investissent dans des liens sponsorisés. C'est un outil qui se justifie dans certaines situations, pas dans toutes.
Comment se calcule le budget
Vous fixez un budget quotidien moyen. Il faut connaître une règle : certains jours, Google peut dépenser jusqu'à 2 fois ce budget, mais jamais plus de 30,4 fois ce budget sur un mois. En pratique, votre budget mensuel est donc votre budget quotidien multiplié par 30,4.
Google n'indique pas de budget minimum dans ces règles. Mais un budget trop faible s'épuise en quelques clics et ne permet pas de juger si la publicité fonctionne.
Combien coûte un clic ?
Il n'existe pas de chiffre officiel pour la France. Pour donner un ordre d'idée, l'étude annuelle de LocaliQ sur le marché américain relève un coût moyen de 5,42 $ par clic tous secteurs confondus, et de 8,33 $ pour les travaux et l'aménagement de la maison (données 2026). Les prix français sont différents, mais la tendance est la même : les métiers du bâtiment font partie des recherches les plus disputées, surtout pour les urgences.
Annonces classiques ou annonces Local Services ?
Google propose en France les annonces Local Services, avec un badge « Validé par Google ». Elles concernent plusieurs métiers du bâtiment, dont les électriciens, les plombiers, les couvreurs et les menuisiers.
La différence principale : vous ne payez pas au clic, mais à la demande reçue (appel ou message d'un client potentiel). Google vérifie votre entreprise avant de diffuser les annonces.
| Annonces classiques | Annonces Local Services | |
|---|---|---|
| Ce que vous payez | Chaque clic sur l'annonce | Chaque demande reçue (appel ou message) |
| Où mène l'annonce | Vers une page de votre site | Vers votre fiche de prestataire, avec appel direct |
| Site obligatoire | Oui, en pratique | Non |
| Vérification préalable | Non | Oui, Google vérifie votre entreprise |
| Métiers concernés | Tous | Une liste de métiers, dont plusieurs du bâtiment |
Pour un artisan qui débute, les annonces Local Services sont souvent plus simples : pas de page d'arrivée à préparer, et vous payez un contact plutôt qu'une visite. Les annonces classiques donnent en revanche plus de contrôle sur les recherches visées.
Comment monter une campagne simple
Une campagne d'artisan n'a pas besoin d'être compliquée. Quatre réglages font l'essentiel.
Les mots-clés
Choisissez peu de mots-clés, mais précis. Une bonne liste de départ mélange trois familles :
- Le métier et la ville : « serrurier Colmar », « serrurier Sélestat ».
- Le service exact : « ouverture de porte claquée », « changement de cylindre ».
- L'urgence, si c'est votre créneau : « serrurier urgence », « serrurier dimanche ».
Évitez les mots seuls du type « serrurerie » ou « travaux » : ils attirent des curieux.
Les mots-clés à exclure
C'est le réglage le plus rentable, et le plus souvent oublié. Les mots-clés à exclure permettent d'écarter des termes de recherche de votre campagne. Attention, Google le précise : ils ne couvrent pas les variantes proches. Exclure « fleurs » n'empêche pas l'annonce d'apparaître pour « fleur rouge ». Pensez donc au singulier et au pluriel.
Pour un artisan, la liste ressemble souvent à ceci :
- « emploi », « recrutement », « offre d'emploi », « apprentissage », « formation », « CAP »
- « gratuit », « pas cher », « occasion »
- « bricolage », « tutoriel », « comment faire », « soi-même »
- les marques que vous ne vendez pas et les villes hors de votre zone
Google recommande toutefois de les choisir avec précaution : trop d'exclusions étouffent la diffusion.
La zone
Vous pouvez cibler des régions, des agglomérations, des villes ou des codes postaux, ou définir un rayon autour d'un point. Le ciblage par rayon demande au moins 1 km, et une zone trop petite peut entraîner une diffusion irrégulière.
Un point à garder en tête : Google s'appuie sur différents signaux pour situer les internautes, dont leurs paramètres, leurs appareils et leur comportement, et la précision n'est pas garantie à 100 %. Vous aurez donc toujours quelques appels hors zone : raison de plus d'annoncer votre secteur dans l'annonce.
Les horaires
Par défaut, vos annonces sont susceptibles d'être diffusées chaque jour. La planification des annonces permet de choisir les jours et les heures de diffusion, et d'ajuster vos enchères à certains moments.
Le bon réglage dépend de votre métier :
- Sans urgence, diffusez quand vous pouvez décrocher. Payer un clic à 22 h pour une boîte vocale, c'est de l'argent perdu.
- Avec l'urgence, c'est l'inverse : soirs, week-ends et jours fériés sont vos meilleurs moments, à condition de répondre.
Ce qu'il faut sur la page d'arrivée
Avec les annonces classiques, chaque clic mène vers une page de votre site. C'est là que l'argent se gagne ou se perd. La règle : la page parle du service annoncé, et de rien d'autre.
- Le même sujet que l'annonce. Une annonce « recherche de fuite » mène à la page recherche de fuite, pas à la page d'accueil.
- Le téléphone cliquable en haut, visible sans faire défiler la page.
- La zone d'intervention, avec les communes nommées.
- Deux ou trois photos de chantiers du même type.
- Le délai d'intervention et vos garanties : assurance, qualifications, ancienneté.
- Rien d'autre. Pas de menu géant, pas de formulaire de dix champs.
C'est exactement la structure que je construis pour chaque métier : vous pouvez voir le résultat sur la page création de site pour serrurier, et le déroulé sur la page Méthode.
Comment mesurer les appels
Sans mesure, la publicité est un pari. Google Ads propose un suivi des appels qui répond à la seule question qui compte : est-ce que ces clics font sonner mon téléphone ?
Le fonctionnement :
- Google attribue un numéro de transfert à votre annonce, qui redirige vers votre vrai numéro.
- Vous obtenez la durée de chaque appel, l'heure de début et le numéro de l'appelant pour les appels de plus de 15 secondes.
- Vous pouvez ne compter comme conversion que les appels atteignant une durée minimale que vous définissez.
- Le suivi n'est pas facturé à part : Google Ads facture le clic sur le numéro de transfert affiché dans l'annonce.
Vous savez alors quels mots-clés font venir les appels, et vous pouvez couper le reste. C'est le seul moyen de comparer ce que la publicité coûte à ce qu'elle rapporte en chantiers.
Quand la publicité vaut le coup
- Vous lancez votre activité et votre site n'est pas encore bien référencé.
- Vous faites de l'urgence (fuite, serrure bloquée, panne électrique) : ces clients appellent le premier résultat crédible.
- Votre planning a un trou à combler rapidement.
- Vous voulez tester l'intérêt pour un nouveau service avant d'y investir.
Les pièges à éviter
- Des recherches trop larges. « Rénovation » attire beaucoup de curieux ; « rénovation salle de bains + votre ville » attire des clients.
- Aucun mot-clé à exclure. Vous payez alors pour des recherches d'emploi, de tutoriels et de pièces détachées.
- Un budget dispersé. Cinq campagnes sur cinq services avec un petit budget chacune ne produisent rien de mesurable. Commencez par un seul service, celui qui vous rapporte le plus.
- Des clics hors zone. La localisation n'est jamais exacte à 100 % : nommez votre secteur dans l'annonce et surveillez les rapports de zone.
- Aucune page claire derrière. Un clic qui arrive sur une page d'accueil confuse est un clic payé pour rien.
- Aucun suivi. Sans savoir combien d'appels viennent de la publicité, impossible de juger la rentabilité.
- La publicité à la place du référencement naturel. Le jour où vous arrêtez de payer, vous disparaissez.
- Le téléphone qui ne répond pas. Le piège le plus cher : vous payez le clic, et le client appelle le suivant.
Publicité ou référencement naturel ?
| Google Ads | Référencement naturel | |
|---|---|---|
| Délai | Immédiat | Plusieurs mois |
| Coût | À chaque clic ou demande | Travail de fond, sans coût par clic |
| Durée | S'arrête avec le budget | Durable |
| Confiance | Marqué « Sponsorisé » | Résultat naturel |
Les deux ne s'opposent pas. Le plus solide, pour un artisan, c'est un site clair et une fiche Google bien tenue, avec la publicité en renfort quand c'est utile. Le référencement naturel est expliqué dans le guide référencement artisan.
Mon offre ne comprend pas la gestion de vos annonces : elle porte sur le site, l'hébergement, le nom de domaine et les modifications, pour 590 € à la création puis 69 €/mois tout compris. TVA non applicable, article 293 B du CGI. Le détail est sur la page Tarifs.
En résumé
Google Ads apporte de la visibilité immédiate, à trois conditions : des mots-clés précis avec une vraie liste d'exclusions, une page d'arrivée qui parle du service annoncé, et le suivi des appels. Réglez zone et horaires sur votre réalité de terrain, et concentrez le budget sur un seul service au départ. Pour la plupart des artisans, la base reste un site bien construit et une fiche Google active ; la publicité vient ensuite, pour accélérer.
Sources
- Aide Google Ads, Coût par clic (CPC) : définition
- Aide Google Ads, À propos du budget quotidien moyen
- Aide Local Services, Premiers pas avec le programme Annonces Local Services (France)
- LocaliQ, Search Advertising Benchmarks, données 2026 (États-Unis)
- Aide Google Ads, À propos des mots clés à exclure
- Aide Google Ads, À propos du ciblage géographique
- Aide Google Ads, Planification des annonces (calendrier de diffusion)
- Aide Google Ads, À propos du suivi des appels
- France Num, « Présence en ligne des TPE PME : une progression qui marque légèrement le pas », d'après l'étude Afnic « Réussir avec le web » 2025 (18 mars 2026)




